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Fiscalité : l'UMP écrit au président du conseil territorial Imprimer Envoyer
Vendredi, 11 Décembre 2009 16:55

UMP

 

À l'occasion de la préparation du débat d'orientation budgétaire du conseil territorial, qui doit se tenir le 16 décembre, la fédération UMP a décidé d'adresser un courrier au président Stéphane Artano .

 

 

 

                                                                                          Monsieur Stéphane ARTANO

                                                                                          Président du conseil territorial

                                                                                          de Saint Pierre et Miquelon

                                                                                          Place Monseigneur MAURER

                                                                                                SAINT PIERRE

 

Monsieur le président,

Dans quelques jours, les élus de la collectivité territoriale débattront du budget de l’année 2010.
Nous n’ignorons pas que, depuis ces dernières années, la collectivité a entrepris un important effort de maîtrise de ses finances ni que, dans ce contexte, le protocole de restructuration signé avec l’Etat à la fin de l’année 2008 limite fortement ses marges de manœuvre budgétaires.
Selon nous, cette situation contrainte ne doit cependant pas lui interdire toute réflexion en matière fiscale.

L’UMP se veut une force de propositions à l’intention des responsables locaux et c’est pourquoi nous souhaiterions vous faire part de quelques pistes de réflexion. Certaines vont d’ailleurs dans le sens de points abordés lors des discussions consacrées à l’élaboration du Schéma de Développement Stratégique du territoire.

On présente souvent les compétences fiscales que la collectivité détient, du fait de son statut, comme un atout pouvant être mis au service du développement et plus généralement de l’amélioration des conditions de vie des saint pierrais et miquelonnais.
Or force est de constater que ces possibilités n’ont encore jamais été véritablement exploitées. Au contraire, notre réglementation fiscale apparaît aujourd’hui obsolète à bien des égards.

Sa refonte mériterait, une étude approfondie et une large concertation, particulièrement dans le domaine de la fiscalité des entreprises, qui ne concerne que quelques pages du Code Local des Impôts.
Des mesures audacieuses, inspirées bien sûr de celles mises en œuvre par l’Etat en métropole (mais rien ne nous interdit d'aller plus loin !) pourraient constituer un véritable « ballon d’oxygène » pour nos entreprises tout en favorisant l’économie locale : renforcement des mécanismes de crédit d’impôt pour investissements, mise en place de dispositions comparables au « mécénat d’entreprise » (possibilité pour les entreprises de financer la création artistique et culturelle et de déduire en contrepartie ces dépenses), incitation à la mise en œuvre de nouvelles normes « écologiques » dans la logique des mesures du Grenelle de l’Environnement, réexamen des mécanismes de la financement de la formation professionnelle etc….. Il s’agit d’un vaste chantier, mais il nous parait indispensable de l’entreprendre, faute de quoi toute réflexion sur la possible mise en place d’une zone de basse pression fiscale restera largement vide de sens.

La fiscalité des particuliers devrait naturellement être elle aussi largement réécrite : nous sommes restés à l’écart de l’évolution du monde. A titre d’exemple, la liste des dépenses ouvrant droit à réductions/déductions d’impôt sur le revenu est comparable à celle qui existait en France ….dans les années 1970 et elle ne permet pas d’orienter véritablement l’épargne vers l’investissement productif…..

Il s’agit là encore de pistes de réflexion pouvant initier une réflexion dans les mois à venir mais dans l’immédiat, certaines mesures d’urgence pourraient, à notre avis, être prises à l’intention des particuliers.
 

Alors que de nombreux saint pierrais et miquelonnais doivent faire face, dans leur vie quotidienne, à des difficultés importantes, il est, en effet, anormal que notre barême fiscal soit plus lourd qu’en métropole.
C’est pourquoi, dans le contexte actuel, et en attendant l'évolution globale qui sera peut-être possible à l'avenir, une mesure ciblée sur les personnes les plus modestes (comme l’avait voulu le Président de la République lorsqu’il avait décidé de supprimer la première tranche d’imposition pour l’année 2009) serait sans doute particulièrement bienvenue (sans être forcément coûteuse pour le budget local ?).

L’idée d’une modification du barème serait, sans doute, la mesure la plus facile à chiffrer et à mettre en œuvre mais d’autres pistes pourraient être étudiées comme par exemple l’augmentation de la déduction d’impôt accordée pour cotisation à une mutuelle (ce qui permettrait d’atténuer en partie l’impact de la hausse des cotisations pour les contribuables modestes) A plus long terme, on pourrait également imaginer d’autres mesures comme le remboursement, sous certaines conditions, d’un crédit d’impôt aux personnes non imposables…

Souhaitant que ces quelques propositions puissent contribuer aux travaux de votre assemblée, veuillez agréer, monsieur le président l’assurance de notre considération.

 

A Saint Pierre le 13 décembre 2009

Pour la fédération UMP

François Zimmermann

 

Commentaires  

 
-1 # léveillé 2009-12-15 09:07 et si le mécénat d'entreprise permettait de relancer les déferlantes ou autre festival?????? peut-être que nous pourrions avoir une niche de marché fiscal dans le domaine artistique…fort présent sur notre archipel. on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre…et pour l'instant ya pas beaucoup de mouches qui tournent autour de St Pierre !!! sans rêver d'une invasion de mouches ( beurk) quelques abeilles venant butiner le miel fiscal local seraient bienvenues …probable ment qu'avec un peu d'imagination on peut sans faire un paradis fiscal faire juste un petit purgatoire …entre l'enfer actuel d'une fiscalité inadaptée et le paradis du blanchiment horrifique pour les réseaux financiers internationaux…
Luxembourg..guernesey, chaussey, Monaco, Andorre ??? quoique l'on en dise les zones de basse pression fiscale se portent toujours bien..même avec la crise…et vu la teneur de parking monègasques et des navires dans le port on est loin du St georges ou autres barques en souffrance !!!
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0 # démosthène 2009-12-15 13:02 Imaginons SPM

Comme chacun le sait la collectivité même si elle se doit de respecter les conventions fiscales avec l’Etat dispose d’un outil souvent oublié : la maîtrise de ses politiques fiscales.
L’immobilisme récurrent dans ce domaine depuis plusieurs années est motivé par un constat d’impuissance et le passage sous les fourches caudines de la DGI ou d’exigence de l’Etat, contrepartie réputée nécessaire à un accompagnement financier de la collectivité qui comme nous le savons tous, manque de recettes financières.
Peut-être mais remettons l’imagination au pouvoir ….en redevenant moteurs de notre économie et en remettant un des aspects de la politique du gouvernement dans la gestion de mesures fiscales locales en faveur des citoyens et de l’activité.
Il est évident à ce jour, quand on parle de porte de l’Europe ou tout simplement d’attirer des projets d’entreprise sur l’archipel et à fortiori garder ou développer nos propres acteurs économiques que notre fiscalité n’est en aucun cas adaptée ou incitative.
Qui aurait l’idée d’inviter des amis à un bon repas quand la réalité consiste en un plat de gruau avec un verre d’eau du robinet ??
Trop d’impôt tue l’impôt..Ce vieil adage reste un fondamental d’une politique fiscale..mais l’impôt à aussi un rôle social de répartition et de cohésion d’un territoire.
L’impôt peut faire de la politique et Nicolas Sarkosy montre en ce sens l’exemple dans sa politique de baisse des prélèvements mais aussi dans les orientations données par l’incitation ou l’orientation de la fiscalité.
sur un projet de développement.
A l’image des artisans de Miquelon nous risquons de décourager les bonnes volonté locales ne parlons pas dans ce cas des candidats extérieurs souhaitant venir abonder nos activités.
Nous avons la possibilité d’aller plus loin dans des mesures fiscales simples au bénéfice des citoyens. Que dire par exemple de la fiscalité sur les ménages ?? Intégrer le PACS ce serait un minimum mais pourquoi ne pas aller plus loin en aménageant la fiscalité des couples concubins forts nombreux dans les usages locaux…..
Les crédits d’impôt aux entreprises pourraient être orientés vers des secteurs forts de notre vie locale… Les énergies nouvelles pourraient aussi bénéficier d’incitations fiscales fortes et permettre aux privés de soutenir ces développements.
Il est possible de décliner des axes d’utilisation de la fiscalité locale pour peu qu’une réflexion de fond soit menée.
Il faut sortir de la sinistrose ambiante et redevenir moteurs de notre avenir.
La fatalité ou la crise économique ne sont pas une raison pour rester passifs devant les événements.
La politique du gouvernement continue, les réformes avancent malgré un terrain devenu beaucoup plus difficile prenons en de la graine au niveau local.
Aide-toi le ciel t’aidera !!!
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