| Fiscalité : l'UMP écrit au président du conseil territorial |
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| Vendredi, 11 Décembre 2009 16:55 |
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À l'occasion de la préparation du débat d'orientation budgétaire du conseil territorial, qui doit se tenir le 16 décembre, la fédération UMP a décidé d'adresser un courrier au président Stéphane Artano .
Monsieur Stéphane ARTANO Président du conseil territorial de Saint Pierre et Miquelon Place Monseigneur MAURER SAINT PIERRE
Monsieur le président, Dans quelques jours, les élus de la collectivité territoriale débattront du budget de l’année 2010. L’UMP se veut une force de propositions à l’intention des responsables locaux et c’est pourquoi nous souhaiterions vous faire part de quelques pistes de réflexion. Certaines vont d’ailleurs dans le sens de points abordés lors des discussions consacrées à l’élaboration du Schéma de Développement Stratégique du territoire. On présente souvent les compétences fiscales que la collectivité détient, du fait de son statut, comme un atout pouvant être mis au service du développement et plus généralement de l’amélioration des conditions de vie des saint pierrais et miquelonnais. Sa refonte mériterait, une étude approfondie et une large concertation, particulièrement dans le domaine de la fiscalité des entreprises, qui ne concerne que quelques pages du Code Local des Impôts. La fiscalité des particuliers devrait naturellement être elle aussi largement réécrite : nous sommes restés à l’écart de l’évolution du monde. A titre d’exemple, la liste des dépenses ouvrant droit à réductions/déductions d’impôt sur le revenu est comparable à celle qui existait en France ….dans les années 1970 et elle ne permet pas d’orienter véritablement l’épargne vers l’investissement productif….. Il s’agit là encore de pistes de réflexion pouvant initier une réflexion dans les mois à venir mais dans l’immédiat, certaines mesures d’urgence pourraient, à notre avis, être prises à l’intention des particuliers. Alors que de nombreux saint pierrais et miquelonnais doivent faire face, dans leur vie quotidienne, à des difficultés importantes, il est, en effet, anormal que notre barême fiscal soit plus lourd qu’en métropole. L’idée d’une modification du barème serait, sans doute, la mesure la plus facile à chiffrer et à mettre en œuvre mais d’autres pistes pourraient être étudiées comme par exemple l’augmentation de la déduction d’impôt accordée pour cotisation à une mutuelle (ce qui permettrait d’atténuer en partie l’impact de la hausse des cotisations pour les contribuables modestes) A plus long terme, on pourrait également imaginer d’autres mesures comme le remboursement, sous certaines conditions, d’un crédit d’impôt aux personnes non imposables… Souhaitant que ces quelques propositions puissent contribuer aux travaux de votre assemblée, veuillez agréer, monsieur le président l’assurance de notre considération.
A Saint Pierre le 13 décembre 2009 Pour la fédération UMP François Zimmermann |
Commentaires
Luxembourg..guernesey, chaussey, Monaco, Andorre ??? quoique l'on en dise les zones de basse pression fiscale se portent toujours bien..même avec la crise…et vu la teneur de parking monègasques et des navires dans le port on est loin du St georges ou autres barques en souffrance !!! Reply | Citer | Citer
Comme chacun le sait la collectivité même si elle se doit de respecter les conventions fiscales avec l’Etat dispose d’un outil souvent oublié : la maîtrise de ses politiques fiscales.
L’immobilisme récurrent dans ce domaine depuis plusieurs années est motivé par un constat d’impuissance et le passage sous les fourches caudines de la DGI ou d’exigence de l’Etat, contrepartie réputée nécessaire à un accompagnement financier de la collectivité qui comme nous le savons tous, manque de recettes financières.
Peut-être mais remettons l’imagination au pouvoir ….en redevenant moteurs de notre économie et en remettant un des aspects de la politique du gouvernement dans la gestion de mesures fiscales locales en faveur des citoyens et de l’activité.
Il est évident à ce jour, quand on parle de porte de l’Europe ou tout simplement d’attirer des projets d’entreprise sur l’archipel et à fortiori garder ou développer nos propres acteurs économiques que notre fiscalité n’est en aucun cas adaptée ou incitative.
Qui aurait l’idée d’inviter des amis à un bon repas quand la réalité consiste en un plat de gruau avec un verre d’eau du robinet ??
Trop d’impôt tue l’impôt..Ce vieil adage reste un fondamental d’une politique fiscale..mais l’impôt à aussi un rôle social de répartition et de cohésion d’un territoire.
L’impôt peut faire de la politique et Nicolas Sarkosy montre en ce sens l’exemple dans sa politique de baisse des prélèvements mais aussi dans les orientations données par l’incitation ou l’orientation de la fiscalité.
sur un projet de développement.
A l’image des artisans de Miquelon nous risquons de décourager les bonnes volonté locales ne parlons pas dans ce cas des candidats extérieurs souhaitant venir abonder nos activités.
Nous avons la possibilité d’aller plus loin dans des mesures fiscales simples au bénéfice des citoyens. Que dire par exemple de la fiscalité sur les ménages ?? Intégrer le PACS ce serait un minimum mais pourquoi ne pas aller plus loin en aménageant la fiscalité des couples concubins forts nombreux dans les usages locaux…..
Les crédits d’impôt aux entreprises pourraient être orientés vers des secteurs forts de notre vie locale… Les énergies nouvelles pourraient aussi bénéficier d’incitations fiscales fortes et permettre aux privés de soutenir ces développements.
Il est possible de décliner des axes d’utilisation de la fiscalité locale pour peu qu’une réflexion de fond soit menée.
Il faut sortir de la sinistrose ambiante et redevenir moteurs de notre avenir.
La fatalité ou la crise économique ne sont pas une raison pour rester passifs devant les événements.
La politique du gouvernement continue, les réformes avancent malgré un terrain devenu beaucoup plus difficile prenons en de la graine au niveau local.
Aide-toi le ciel t’aidera !!! Reply | Citer | Citer
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