| Evolutions statutaires : chaque territoire d'Outre Mer doit pouvoir définir son organisation |
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| Vendredi, 22 Janvier 2010 14:03 |
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« Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant à considérer que chaque territoire ultramarin puisse se doter d’une organisation adaptée à ses caractéristiques propres, à condition que cela ne remette pas en cause le principe d’unité de la République. L’unité de notre pays, ce n’est pas l’uniformité des statuts de ses collectivités. Quel sens y aurait-il à vouloir organiser un territoire de 6.300 habitants, comme Saint-Pierre et Miquelon, de la même manière que La Réunion qui en comptera bientôt un million ? Quel sens y aurait-il à organiser le développement économique dans l’océan indien de la même façon qu’un territoire à proximité immédiate de nos amis canadiens ? » C'est précisément pourquoi, conformément aux souhaits des élus de Martinique et de Guyane, des référendums ont été organisés dans ces deux départements. Les populations concernées ont pu ainsi se prononcer sur les possibilités d'évolution de leurs territoires. Le dimanche 10 janvier dernier, les électeurs de la Martinique et de la Guyane ont massivement rejeté (78.9% en Martinique, 69.8% en Guyane) la proposition de modification de leur statut dans le sens d’une plus grande autonomie. Ce dimanche 24, ils ont à nouveau appelés aux urnes pour se prononcer sur la fusion des institutions leur région et de leur département : « Approuvez-vous la création d’une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région ». Pour Marie-Luce Penchard, la Ministre de l’Outre Mer, l’objectif de ce nouveau referendum était de proposer aux électeurs de « simplifier le dispositif institutionnel pour une plus grande efficacité administrative en évitant les dysfonctionnements dus à la coexistence de deux collectivités ». La réponse ayant été cette fois-ci favorable dans les deux territoires une loi devra donc définir, dans un délai de 1 à 2 ans, la composition et l’organisation des nouvelles collectivités (qui resteront régies par l’article 73 de la Constitution).
Au début de l’année, le président du Sénat, Gérard Larcher avait confirmé que cette mission serait organisée, après la période des élections régionales. Nous publions le courrier qu’il avait adressé en ce sens à Denis Detcheverry.
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Commentaires
le statut reste fondamental dans bien des domaines et n'aurait d'intérêt que comme pour les piles wonder que si l'on s'en sert.
Tout en régie, un interventionnis me économique de la collectivité envahissant mais sans moyen financiers, des demandes de chèque en blanc de cette même collectivité..pour quoi faire???? si le statut n'est plus adapté???le débat sur l'Europe en est un autre signe quand les trains nous passent à côté…il faudra bien un jour arrêter de se bercer d'illusions pour réfléchir aux intérêts de l'archipel sans se faire plaisir en rêves de grandeur qui ne restent qu'à l'État de rêve…
le statut peut être un moteur ou un frein et en ce sens le débat mérite d'être lancé…faire exister notre identité sans la perdre tout en ayant les moyens de la faire vivre… Reply | Citer | Citer
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