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Supercherie ou naïveté ? Imprimer Envoyer
Mercredi, 03 Juin 2009 12:57

Ericka BareigtsOn l’attendait… il est arrivé dans les boites aux lettres : le programme « local » pour l’Europe rédigé par la gauche « unie (?) ».

C’est vrai qu’il y en avait bien besoin car, dans sa profession de foi, la tête de liste socialiste Ericka Bareigts ne disait pas un mot sur Saint Pierre et Miquelon tout en affirmant qu’elle défendrait la canne à sucre et la banane.

Dans le tract diffusé lundi, cette même Ericka Bareigts nous déclare maintenant : « Je veux être la candidate qui, à vos côtés, défendra les acquis et mettra en avant les atouts de Saint Pierre et Miquelon ».

S’agit-il d’une méconnaissance des règles de cette élection ou d’une supercherie ?

Depuis le dernier scrutin européen de 2004, les règles de ces élections ont en effet changé : désormais la circonscription de l’Outre Mer français est divisée en 3 sections, qui enverront chacune un représentant au parlement européen.

Même si elle est élue, Ericka Bareigts, dont vous voyez le visage sur toutes les affiches de la gauche, ne sera pas la représentante de l'Archipel au Parlement Européen.

En effet, elle n’est pas candidate dans notre section. C’est la candidate de la section Océan Indien qui ne comprend pas Saint-Pierre et Miquelon.

Patrice TirolienLe candidat socialiste éligible pour la « section Atlantique », c’est-à-dire, la nôtre, s’appelle… PATRICE TIROLIEN ! En avez-vous entendu parler ?
Les représentants locaux de la gauche se seraient-il trompé de candidats ?

Un vote massif pour la liste socialiste fera élire Ericka Bareigts..... dans l'Océan Indien !

Par contre, tous les Saint Pierrais et Miquelonnais ont entendu parler de la tête de liste de l’UMP.
Marie Luce Penchard, ELLE, se présente précisément au titre de la section Atlantique et à ce titre, est venue rencontrer ses électeurs dans l’archipel.

Le rôle d'un député européen ultra-marin sera notamment d’être à l’écoute de la section de sa circonscription pour défendre nos spécificités, afin que ces dernières soient prises en compte et d’amender, en ce sens, les textes proposés (comme l’a fait, par exemple, la député UMP Margie Sudre, lors du débat qui s’est déroulé à la fin de l’année 2008, sur la modification des règlements régissant les fonds structurels, lorsqu’elle a demandé que les mesures liées à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables dans le secteur du logement puissent bénéficier de ces financements).

Qui pourra le faire mieux qu’un candidat qui connaît les problèmes des collectivités de sa section et qui est venu rencontrer ses habitants et ses élus ?

Jusqu’ici et quoi que l’on tente de vous dire, seule Marie Luce Penchard s’est intéressée à l’Archipel !

Au cours de la prochaine mandature, il faudra aussi veiller à la pérennité des financements attribués aux territoires d’Outre Mer, par rapport aux pays de la zone ACP qui sont aussi éligibles aux financements de l’Europe : c’est pourquoi l’un des points forts du programme de l’UMP est d’obtenir la création d’un fonds spécifique, d’une « enveloppe réservée », destinée à financer les projets ultra-marins.

Enfin, pour être entendu, notre représentant devra s’appuyer sur un groupe parlementaire. Le groupe du « Parti Populaire Européen » (dont fait partie l’UMP) est rassemblé autour d’une même ambition pour l’Europe. De son côté, le groupe du « Parti Social Européen » est divisé entre des représentants nationaux qui ont des visions parfois très différentes.

Décidément, pour changer l’Europe, il faut d’abord changer… les socialistes !