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Convention UMP Outre-Mer : Un moment fort pour l'Outre-Mer Imprimer Envoyer
Mercredi, 07 Décembre 2011 07:25

Ce jeudi 24 novembre, l’UMP a tenu sa convention pour l’Outre-Mer à l’Assemblée Nationale. Les débats ont réuni plusieurs centaines d’élus ultra marins et de responsables des fédérations UMP de nos différents territoires. Marie Luce Penchard était naturellement présente ainsi que plusieurs des anciens ministres de l’Outre-Mer : Dominique Perben, Christian Estrosi et Yves Jego.

En ouvrant la séance Marie-Luce Penchard a déclaré que cette convention représentait un « moment fort pour l’Outre-Mer ».
Elle a rappelé que l’UMP est, pour l’instant, la seule formation politique à avoir tenu une telle réunion nationale, ce qui démontre, si besoin en était, l’engagement de notre parti pour l’Outre-Mer. Bien que certains le contestent, le quinquennat qui s’achève a été marqué par une approche nouvelle des relations entre l’Outre Mer et la Métropole et par des évolutions sans précédent.

Vote de la LODEOM prévoyant un ensemble de mesures fiscales et sociales, au service de l’emploi et du logement (plus de 10 milliards d’euros mobilisés sur 5 ans), création de zones franches dans les DOM, renforcement de la continuité territoriale avec la création d’un nouveau fonds de 43 millions d’euros (concrètement plus de 100 000 bons de transport ont été délivrés depuis août 2010), tenue des Assises pour l’Outre-Mer, évolutions institutionnelles en Martinique, Guyane et Mayotte, conformément aux souhaits des populations (le changement de statut de Mayotte mérite d’être souligné : le 31 mars 201, cette collectivité est officiellement devenu le 101ème département français après plusieurs décennies d’attentes déçues pour les mahorais)...

De nombreux intervenants ont souligné qu’aucun gouvernement n’avait tant œuvré pour nos différents territoires que celui de Nicolas Sarkozy, qui avait officiellement fait de l’Outre-Mer l’une des priorités de son mandat.
Mais, par delà le soutien de l’Etat et les réformes institutionnelles, c’est surtout c’est une approche nouvelle des relations entre l’Outre-Mer et la Métropole qui est en train de se développer.
Alors que certains préfèrent continuer à évoquer les handicaps de nos différents territoires (éloignement, difficultés des liaisons, vie chère etc…) pour se contenter de réclamer « toujours plus », l’UMP propose aux outre mers d’être acteurs de leur destin aux côtés de la collectivité nationale.
Nous préférons mettre l’accent sur nos atouts et nos richesses : l’Outre-Mer ne doit plus être vu comme une sorte de parent pauvre, toujours en attente de la solidarité nationale et qu’il faut assister, mais comme une chance pour la France.
A bien des égards, nos territoires peuvent même constituer des exemples voire des modèles. Deux exemples ont été ainsi évoqués : la Réunion est en passe d’acquérir son indépendance énergétique, fondée sur les énergies renouvelables et les évolutions institutionnelles voulues en Martinique et Guyane inspirent aujourd’hui la région Alsace.

L’Outre-Mer est aussi le symbole d’une diversité réussie et affirmée qui montre ce que peut devenir notre communauté nationale. Comme l’a déclaré Christian Estrosi « plus on est loin de la France et plus on ses sent Français mais pour accroître encore cet attachement il faut respecter et valoriser nos diversités ».

Pour continuer dans cette voie, il faut en premier lieu accompagner le développement économique des territoires.
Ainsi que l’a déclaré Marie-Luce Penchard, lors de visite récente dans notre archipel, l’Etat doit s’engager aux côtés des acteurs locaux pour soutenir les projets qui seront présentés. Deux priorités ont été alors dégagées : la modernisation des infrastructures (notamment portuaires) et la restructuration de la filière pêche.

Comme l’ont rappelé plusieurs intervenants, il faut aussi défendre les mesures d’exonérations fiscales et sociales adoptées en faveur de l’outre mer ces dernières années et qui ont jusqu’ici préservées. Alors que certains parlementaires métropolitains proposent de supprimer ces fameuses niches fiscales qui ne profiteraient qu’aux riches, pour les remplacer par des subventions directes de l’Etat (jugées plus efficaces) il faut au contraire les maintenir : il est vital d’abaisser le coût du travail dans nos territoires pour rendre nos entreprises capables de supporter la compétition économique avec nos voisins.

Toujours dans le domaine économique, certains sujets doivent être les priorités des prochaines années : les marges parfois excessives et les monopoles qui peuvent exister dans certains secteurs et qui faussent le jeu économique.

On est donc loin d’une politique d’assistanat, qui persiste à considérer l’Outre-Mer comme un ensemble de territoires sous perfusion. Comme l’a déclaré Jean François Copé, en clôturant la convention, « l’ambition de l’UMP n’est pas de ré-enchanter le rêve mais de construire l’avenir à partir de ce qui nous rassemble et de nos atouts ».